Mozart et ses concertos pour violon

«Mozart n’a rien bouleversé, rien découvert, rien proclamé. Une extraordinaire aptitude au bonheur est ce qui se remarque d’abord dans une personnalité apparemment insignifiante. Pourtant, jamais un artiste et son oeuvre n’auront suscité autant de commentaires hyperboliques et fait délirer autant de grands esprits.» 

Roland de Candé, Histoire universelle de la musique. Portrait de Doris Stock, 1789.

Mozart était un violoniste virtuose, tout autant qu’il l’était au clavier, en plus d’être un compositeur prolifique de grand génie, un mystère insondable encore à notre époque. En voulant travailler sur son concerto no.5,  je me suis mise à m’ intéresser à la période de sa vie où il aurait écrit ses cinq concertos pour violon. Voici  un résumé de mes quelques lectures dans l’article qui suit, mes sources se trouvant au bas de celui-ci.

D’abord, quelques rappels concernant Mozart. Le petit Wolfgang Amadeus a l’oreille absolue et une mémoire musicale phénoménale ; il épate la galerie avec ses dons musicaux! C’est un enfant prodige, tout comme sa soeur Maria Anna d’ailleurs,  surnommée Nannerl.  Leur père est Léopold Mozart, un professeur de violon très réputé (et autoritaire !), ainsi qu’un compositeur respecté à l’époque. Il se chargera de leur éducation musicale et partira en tournée en Europe avec eux pour exhiber leurs multiples talents. 

De retour à Salzbourg * après plusieurs années à voyager ici et là,  le jeune Mozart est employé par le prince-archevêque Colloredo comme maître de concert. Il n’a que 15 ans !

Il doit répondre aux exigences du prince-archevêque, ses compositions sont donc des commandes. Le prince-archevêque n’aime pas que Mozart parte ici et là et il méprise le musicien.  C’est donc dans ce contexte malaisant où Mozart se sent prisonnier et peu apprécié à Salzbourg qu’il compose ses cinq concertos pour violon, numérotés de 1 à 5, en quelques mois. Il doit aussi gagner des sous, sa dernière tournée a coûté cher ! Il aurait composé le no 1 en 1773, au début de son contrat, et les quatre autres, tout d’un trait, en 1775. L’année 1775 correspond aussi à une période très effervescente et festive à Salzbourg.

Mozart jouait-il ses propres concertos ? Mystère et boule de gomme ! Il préférait de loin jouer de l’alto ! Il était à cette époque premier violon et chef de l’orchestre à la cour, alors peut-être les a-t-il composés pour lui-même ou pour le violoniste qui le remplacera plus tard, Brunetti.  Le prince-archevêque jouait du violon, mais pas assez pour pouvoir bien les interpréter. 

«Je ne réclame qu’une chose à Salzbourg, à savoir  de ne plus tenir le violon comme auparavant. Je ne me donne plus comme violoniste. C’est au piano que je veux diriger et accompagner les airs !…»  Mozart

Les trois derniers concertos sont généralement considérés comme les plus beaux et les plus achevés au niveau de l’écriture de style galant, avec beaucoup d’ornementations et de passages virtuoses. Ils ne sont évidemment pas si faciles à jouer ! 

La tonalité de ces trois derniers concertos correspond à trois cordes à vide du violon (le violon a quatre cordes, Sol-Ré-La-Mi, en partant de la plus grave.) Des tonalités très ouvertes et joyeuses.

Le no 3 dit de Strasbourg, est en Sol majeur.  Le no 4 est en Ré majeur et le no 5  dit À la Turque, est en La majeur. Il y a là une relation évidente de tonique-dominante et peut-être aussi le symbole d’une élévation, probablement vers la liberté, si chère à Wolfgang Amadeus ! C’est une analyse personnelle, probablement un peu simple !  😉 Effectivement, peu de temps après la composition de ses concertos pour violon, Mozart donne sa démission en 1776 au prince-archevêque pas très gentil et quitte Salzbourg pour Paris, dans le but de devenir musicien indépendant. 

Enfin, il y a tant à savoir sur le mystérieux Wolfgang Amadeus Mozart ! Voici trois grandes interprétations des trois derniers concertos pour violon et mes sources.

Wolfgang Amadeus Mozart : né à Salzbourg, le 27 janvier 1756; mort à Vienne, le 5 décembre 1791

*Ancienne principauté archiépiscopale du Saint-Empire germanique, aujourd’hui l’Autriche. Mozart se considérait comme Allemand.

Hilary Hahn et le no 3 de Strasbourg

https://www.youtube.com/watch?v=To5fg-69VwI

David Oistrakh et le no 4

https://www.youtube.com/watch?v=l3tK0836A8c&t=959s

Anne-Sophie Mutter et le no 5 À la Turque

 

 

Sources :

L’épisode Mozart, la liberté ou la mort de Secrets d’Histoire

https://www.youtube.com/watch?v=FyAJhYtYc-8

Le livre Mozart, lumière de Dieu, par Mildred Clary.

https://www.youtube.com/watch?v=uTzQ21cDfxY

L’excellent livre d’Edgar Fruitier, Mozart, génial et volage ! 

Histoire universelle de la musique, Roland de Candé.

Dictionnaire encyclopédique de la musique, Université d’Oxford.

Wolgang Amadeus Mozart, Jean et Brigitte Massin.

Dessin de Doris Stock, 1789.

 

 

 

 

 

 






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